Sans-papiers : faible espoir pour les « oubliés de Saint-Paul »
Article publié le 23/1/2008 : source lemonde.fr
Le préfet des Hauts-de-Seine a promis un « examen loyal » des dossiers des « oubliés de Saint-Paul », après avoir reçu, mardi 23 décembre, une délégation de soutiens aux sans-papiers, a-t-on appris auprès de la préfecture.
Chacun des cinquante-huit sans-papiers de Nanterre devrait recevoir une convocation individuelle à la préfecture. « Grâce à ce document, ils ne pourront pas, pendant la durée d’examen de leur dossier, être reconduits d’autorité à la frontière », a expliqué le préfet, Pierre de Bousquet. « Des solutions d’hébergement individuel seront proposées dès aujourd’hui, à la trentaine [de personnes] qui n’ont pas de solutions », a-t-il ajouté.
« Il y a des avancées, mais la question est de savoir si nous avons assez de garanties pour arrêter », ont indiqué des soutiens des sans-papiers mobilisés. Mardi matin, lors d’une conférence de presse réunissant des personnalités politiques et du spectacle, les secrétaires nationaux du PS Sandrine Mazetier (immigration) et Pouria Amirshahi (droits de l’homme) avaient déploré « le bilan de cette politique dramatique des quotas d’expulsion, menée par Brice Hortefeux, François Fillon et Nicolas Sarkozy ». « Il faut un sursaut de toute la gauche sur la question de l’immigration », avait ajouté Olivier Besancenot, porte-parole de la LCR, également présent.
« Il est normal qu’ils aient leurs papiers, et puissent vivre librement et normalement dans ce pays, a précisé l’actrice Josiane Balasko. Mais on ne veut pas les régulariser, pour rassurer une catégorie de la population ». Les cinquante-huit sans-papiers occupaient depuis avril les locaux paroissiaux de l’église Saint-Paul. Le 29 novembre, ils avaient reçu la promesse du préfet que leurs dossiers seraient examinés s’ils quittaient les lieux. Ils ont, depuis, installé un campement sur la pelouse de l’église, qui appartient également au diocèse de Nanterre.
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