RSA
Le gouvernement a choisi de convoquer le Parlement en session extraordinaire afin d’examiner, notamment, le projet de loi sur le RSA.
Beaucoup d’incertitudes demeurent dans la mise en place du Revenu Sociale d’Activité qui devrait, peu à peu, se substituer au RMI. Après la sortie de Nicolas Sarkozy demandant la taxation du capital pour financer ce nouveau dispositif, de nombreuses voix au sein de l’UMP et du MEDEF demandent que l’on recourt à un autre financement. Par ailleurs, il convient d’être très vigilant quant à l’ambition et à la pérennisation de ce financement.
Accepter un emploi peut entraîner une baisse de revenus, parce que certaines allocations sont alors supprimées; le revenu de solidarité active (RSA) entend remédier à cette absurdité. Le principe est acceptable par tous et le RSA figurait, du reste, parmi les propositions de campagne de Ségolène Royal. En revanche, depuis l’annonce jeudi par Nicolas Sarkozy de la généralisation du dispositif l’an prochain, nous nous élevons contre le financement prévu de la mesure. En effet, le président compte «redéployer» la prime pour l’emploi (PPE), créée par le gouvernement Jospin. C’est injuste et Marylise Lebranchu a raison de juger qu’il s’agit d’«instaurer la solidarité entre les plus pauvres». Mieux vaudrait renoncer au «paquet fiscal».
Le haut-commissaire aux Solidarités envisage que les travailleurs gagnant jusqu’à 1,1 à 1,2 fois le smic (seuil cité par Nicolas Sarkozy) «basculent» de la PPE au RSA, mais que le plafond actuel de la PPE (1,4 smic pour une personne seule) soit réduit : «Ce recentrage ne me choque pas du tout», a déclaré Martin Hirsch.






