Prix Goncourt et Prix Renaudot
Cette année 2008 aura vu deux distinctions littéraires de premier plan remises à deux personnes d’origine étrangère en France.
Le prix Goncourt 2008, la plus prestigieuse récompense littéraire du pays, a été attribué lundi à l’auteur franco-afghan Atiq Rahimi pour « Syngué sabour. Pierre de patience ». Il a quitté son pays après ses études à Kaboul pour cause de guerre au milieu des années 1980. Il émigre au Pakistan avant de demander l’asile politique, puis la naturalisation, en France.
Le prix Renaudot est, lui, attribué au guinéen Tierno Monénembo pour « Le roi de Kahel ». Monsieur Monénembo a quitté son pays, la Guinée, à la fin des années 1960 pour fuir la dictature de Sekou Touré.
Faut-il y voir un symbole ? Faut-il y voir un message ? Ou simplement deux parcours d’intégration réussis ?
Le droit d’asile fait partie de la tradition et des valeurs qui font la grandeur de la France. Souvent anonymes, parfois reconnus, ceux à qui on accorde le droit de vivre dans ce pays mettent généralement en œuvre les efforts nécessaires à leur intégration, bien qu’ils ne soient pas tous primés.
Reprenons cette très belle phrase de Monsieur Rahimi, qui affirme que « la langue d’adoption est la langue de la liberté ».






