Projet de loi de finances : pourquoi ne pas taxer les banques ?
Le budget 2010 est marqué par des déficits abyssaux : 170 milliards d’euros, soit 8,5 % du PIB, un record en temps de paix. Et la crise n’explique pas tout puisque 40 à 45 % de la baisse des recettes fiscales résultent directement des mesures adoptées dès 2007, avant le déclenchement de la crise. La dette publique s’envole et devrait passer de 77 % du PIB cette année à 84 % en 2010 et même à 93 % en 2013… Ces déficits sont, pour partie, le prix à payer collectivement pour empêcher que l’économie ne plonge dans une spirale dépressive. Mais cet « investissement collectif » devrait alors être financé par tous, et en particulier par les plus fortunés. Or ces derniers ne contribuent pas à l’effort collectif, protégés par le bouclier fiscal : 755 contribuables, assis sur des patrimoines de plus de 15,5 millions d’euros, ont ainsi reçu des chèques de l’État d’un montant moyen de 368.000 euros – soit un quart de siècle de salaire d’un salarié de Continental.
Pourtant, il n’y a pas de fatalité à l’aggravation des déficits et de la taxation des catégories modestes et des classes moyennes. Si le gouvernement avait écouté les députés socialistes l’an dernier, quand il a décidé d’investir massivement pour soutenir le secteur bancaire, l’État, c’est-à-dire les contribuables, serait rentré dans le capital des banques et aurait réalisé cette année une plus-value de 8 à 10 milliards, soit l’équivalent de 2 années de fonctionnement du ministère de la justice.
Le gouvernement avait une occasion de corriger cette erreur lors du vote du budget 2010. Ainsi, les députés ont-ils voté un amendement socialiste qui proposait que les profits réalisés par les établissements bancaires soient surtaxés de 10 % pour que les Français retrouvent les sommes engagées pour sauver les banques. Cette proposition n’a rien de révolutionnaire, les Suisses l’ont fait. Mais le gouvernement a fait revoter les députés pour rejeter cette mesure de pure justice.
Les députés socialistes ont aussi fait la pro-position d’une Contribution Énergie Climat socialement juste et efficace écologiquement.Mais le gouvernement s’est obstiné sur une taxe carbone qui va pénaliser les plus modestes sans faire évoluer les comportements. Toutes ces mesures réduiraient les déficits.
Au final, ce budget 2010 est un nouveau rendez-vous manqué avec les Français, il ne profite qu’à quelques uns ; à coups de taxes et de déficits, il handicape le présent et ne prépare pas l’avenir…
Ce budget est marqué par un déficit record et historique, l’approfondissement d’injustices sociales, l’improvisation et l’amateurisme de l’UMP au risque de compromettre l’avenir…
Le budget 2010 est marqué par des déficits abyssaux : 170 milliards d’euros, soit 8,5 % du PIB, un record en temps de paix. Et la crise n’explique pas tout puisque 40 à 45 % de la baisse des recettes fiscales résultent directement des mesures adoptées dès 2007, avant le déclenchement de la crise. La dette publique s’envole et devrait passer de 77 % du PIB cette année à 84 % en 2010 et même à 93 % en 2013… Ces déficits sont, pour partie, le prix à payer collectivement pour empêcher que l’économie ne plonge dans une spirale dépressive. Mais cet « investissement collectif » devrait alors être financé par tous, et en particulier par les plus fortunés. Or ces derniers ne contribuent pas à l’effort collectif, protégés par le bouclier fiscal : 755 contribuables, assis sur des patrimoines de plus de 15,5 millions d’euros, ont ainsi reçu des chèques de l’État d’un montant moyen de 368.000 euros – soit un quart de siècle de salaire d’un salarié de Continental.
Pourtant, il n’y a pas de fatalité à l’aggravation des déficits et de la taxation des catégories modestes et des classes moyennes. Si le gouvernement avait écouté les députés socialistes l’an dernier, quand il a décidé d’investir massivement pour soutenir le secteur bancaire, l’État, c’est-à-dire les contribuables, serait rentré dans le capital des banques et aurait réalisé cette année une plus-value de 8 à 10 milliards, soit l’équivalent de 2 années de fonctionnement du ministère de la justice.
Le gouvernement avait une occasion de corriger cette erreur lors du vote du budget 2010. Ainsi, les députés ont-ils voté un amendement socialiste qui proposait que les profits réalisés par les établissements bancaires soient surtaxés de 10 % pour que les Français retrouvent les sommes engagées pour sauver les banques. Cette proposition n’a rien de révolutionnaire, les Suisses l’ont fait. Mais le gouvernement a fait revoter les députés pour rejeter cette mesure de pure justice.
Les députés socialistes ont aussi fait la pro-position d’une Contribution Énergie Climat socialement juste et efficace écologiquement.Mais le gouvernement s’est obstiné sur une taxe carbone qui va pénaliser les plus modestes sans faire évoluer les comportements. Toutes ces mesures réduiraient les déficits.
Au final, ce budget 2010 est un nouveau rendez-vous manqué avec les Français, il ne profite qu’à quelques uns ; à coups de taxes et de déficits, il handicape le présent et ne prépare pas l’avenir…






