Lycée Paul Valery : des députés socialistes soutiennent le mouvement lycéen

Jeudi 10 avril 2008

Catégorie : A l'Assemblée Nationale, En circonscription

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PARIS – En ce jour de manifestations lycéennes, cinq députés socialistes de Paris se sont rendus jeudi devant le lycée Paul-Valéry (XIIe arrondissement) pour apporter leur soutien à la mobilisation contre les 11.200 suppressions de postes prévues dans l’Education nationale à la rentrée 2008.

Sandrine Mazetier, Patrick Bloche, George Pau-Langevin, Danièle Hoffman-Rispal et Serge Blisko avaient choisi un lycée emblématique de la situation actuelle dans l’enseignement, et bloqué depuis le début de la semaine par les élèves.

Dix postes d’enseignants et quatre classes doivent être supprimés à la rentrée à Paul-Valéry, selon Renaud Leray, professeur de physique. Et cela, alors que les effectifs des élèves sont stables depuis 2002. « Cela signifie des classes de 35 élèves dans certains niveaux », explique ce membre du SNES (Syndicat national des enseignements de second degré).

« Plus de 200 postes » seront supprimés au total à la rentrée dans les lycées parisiens, selon Pascal Cherki, adjoint au maire chargé de l’éducation. Ces suppressions touchent plus particulièrement les établissements de l’est parisien, dont beaucoup sont classés en zone d’éducation prioritaire (ZEP). M. Cherki a demandé au rectorat d’organiser une table-ronde sur le sujet.

Le gouvernement a proposé de remplacer certains postes supprimés par des heures supplémentaires. Un système « ingérable » selon Sandrine Mazetier, députée de la circonscription qui organisait le déplacement après avoir interpellé mercredi le ministre de l’Education nationale Xavier Darcos sur la situation de Paul-Valéry.

« Cette duperie vise à masquer un dispositif de régulation budgétaire, de suppression de postes de fonctionnaires, une démolition du service public de l’Education nationale », a estimé Patrick Bloche.

« Il est immoral de faire payer aux enseignants, aux parents d’élèves et aux enfants les 15 milliards de cadeaux fiscaux consentis l’été dernier », s’est insurgée Mme Mazetier.