Loi sur les violences en groupe : comment l’UMP ne répond pas aux vrais problèmes…
Les députés examinent depuis le mardi 27 janvier la proposition de loi renforçant la lutte contre les violences de groupes et la protection des personnes chargées d’une mission de service public.
Amendée par le Sénat dernièrement, cette proposition de loi avait été discutée en 1ère lecture par les députés en juin dernier. Elle créé un délit autonome concernant les actes de violences exercés en groupe.
Les députés du groupe socialiste vont profiter de ce deuxième passage à l’Assemblée Nationale pour faire des propositions qui suivent une logique de fermeté, de précocité, de rapidité et de proximité afin d’améliorer ce texte, pour que la France se dote enfin d’un arsenal législatif capable d’enrayer le phénomène des violences, et notamment les violences en milieu scolaire. Ainsi, Sandrine Mazetier a déposé des amendements visant à assurer un suivi efficace des élèves exclus des établissements scolaires afin de prévenir tout abandon des études et de s’assurer de la réaffectation dans un nouvel établissement.
Cette proposition de loi est le quinzième texte relatif à la sécurité depuis 2002. Cette inflation législative ne fait que prouver l’incapacité du Gouvernement à apporter une solution globale et efficace aux problèmes de délinquance. Cette nouvelle mouture du texte n’est qu’une accumulation de mesures, une « fuite en avant », magistrats, policiers et acteurs de terrain ayant démontré que la plupart des dispositions étaient inapplicables.
Ce nouveau débat est l’occasion pour les socialistes de rappeler que la lutte contre la délinquance ne peut pas passer par une accumulation de textes et par la communication comme le fait la droite, mais par une stratégie faite de fermeté, de précocité, de rapidité et de proximité, comme le soutiennent les députés socialistes.
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