Loi Bachelot : la fracture sanitaire n’est pas traitée
La discussion sur le projet de loi portant réforme de l’hôpital et relatif aux patients, à la santé et aux territoires s’est poursuivie cette semaine, avec l’examen du titre II relatif à l’offre de soins.
Il y a en effet urgence. Selon une étude récente de la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees), la densité médicale pour 100 000 habitants passerait de 327 à 292 entre 2006 et 2030. Dès 2019, le nombre de médecins baisserait de 10%.
Ce que propose le gouvernement s’appuie sur une simple possibilité de coopération entre les professionnels de santé sans mesure incitative, sans modifier les modes de rémunération des actes. Elle est clairement insuffisante. Les députés SRC proposent la mise en place d’un vaste plan en faveur de l’emploi, de la revalorisation et de la qualification des professionnels de santé. C’est dans ce cadre que doit être créé un statut négocié du médecin généraliste afin d’améliorer les conditions d’exercice. Pour motiver les jeunes médecins à s’installer en médecine générale, il est indispensable de les former sur les futurs lieux d’exercice. Et pour les inciter à rester dans des zones délaissées, il faut favoriser la création de maisons de santé et les réseaux de soins associant plusieurs professions de santé.
Voici les principales propositions des socialistes pour une action volontariste contre les déserts médicaux :
-mettre en place un vaste plan en faveur de l’emploi, de la revalorisation et de la qualification des professionnels de santé,
-favoriser la création de maisons de santé et les réseaux de soins associant plusieurs professions de santé,
-favoriser l’installation des médecins et des professions paramédicales dans les zones désertées,
-développer la rémunération au forfait pour les actions de prévention et de santé publique en complément du paiement à l’acte,
-créer une véritable filière de médecine générale avec des stages d’internat en cabinet et non à l’hôpital,
-développer la formation continue obligatoire.
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