Le Groupe socialiste à l’écoute du mouvement social

Lundi 9 mars 2009

Catégorie : A l'Assemblée Nationale

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Manifestation 19 marsEn pleine récession, le dialogue social concerne tout autant l’opposition que l’exécutif. A mi-chemin entre le sommet social du 18 février et le grand mouvement de grève du 19 mars, le groupe socialiste, radical et citoyen et les organisations syndicales ont ainsi souhaité ouvrir un nouveau cycle de rencontres.

Les premières auditions de Jean-Claude Mailly (FO) et d’Alain Olive (UNSA)* ont confirmé la totale communauté de vues entre les syndicats et la gauche sur la nature de la crise, sur la faiblesse des réponses du pouvoir, sur le manque de coordination européenne.

Cette crise est celle du système libéral qui a détruit les régulations nationales et internationales, financiarisé les échanges économiques, paupérisé les Etats, comprimé les salaires et érodé les protections sociales. Le plan de relance arrêté par le gouvernement s’avère tout à la fois inadapté à l’ampleur et à la durée de la récession. FO et l’UNSA fustigent notamment l’absence de tout volet concernant les salaires et la consommation qui accroît « un profond sentiment d’injustice sociale » (JC Mailly). Pour FO comme pour l’UNSA « les mesurettes » qui sont sorties du sommet social n’ont fait que creuser le fossé entre le pouvoir et les Français. Selon Jean Claude Mailly «dans le vocabulaire du gouvernement et du Medef, salaire est devenu un gros mot. Les gens voient défiler les milliards mais quand ils demandent quelque chose, c’est toujours Non ! »

C’est pour répondre à ces iniquités que le groupe socialiste, radical et citoyen a décidé d’inscrire trois propositions de loi relatives au pouvoir d’achat et à l’emploi dans sa journée d’initiative parlementaire : la conclusion d’accords sur les salaires et l’emploi en contrepartie des exonérations de cotisations sociales pour les entreprises ; le plafonnement des rémunérations des directions des entreprises soutenues financièrement par l’Etat ; la suppression du paquet fiscal. Ces mesures que les députés socialistes défendent depuis de longues années font partie de la plateforme des huit organisations syndicales qui appellent à la journée de mobilisation le 19 mars. Cette plateforme commune (une première depuis dix ans) traduit la volonté d’unité des syndicats dans une crise très dure où la « demande d’action collective est en train de reprendre le dessus » chez les Français. C’est aussi la démarche des députés, socialistes, radicaux et citoyens dans leur opposition parlementaire : concrétiser cette action collective dans les lois et les politiques publiques qui font face à la crise.

* Les autres organisations syndicales seront auditionnées ces prochaines semaines