Il est impossible de comprendre et de punir à la fois (Paul Valéry)
Le 12e mobilisé contre les suppressions de poste dans l’éducation nationale : comme en écho à ce que j’annonçais dans ma dernière lettre, la politique de Xavier Darcos produit ses effets et suscite rejet et colère des membres de la communauté éducative, parents, lycéens et enseignants réunis.
Ainsi dans notre arrondissement le lycée Paul Valéry est-il particulièrement touché par les suppressions de postes massives dans l’Education Nationale. A la rentrée prochaine, il y aura 4 classes de moins à Paul Valery ! Les effectifs sont stables et pourtant entre 2002 et la rentrée 2008, c’est 31,5 % d’heures de cours en moins qui ont été affectés à Paul Valery !
Surcharge des effectifs, suppression d’options, pénurie de moyens pour les projets d’un établissement qui mérite pourtant un investissement important de la part du rectorat, tout est fait pour que les parents d’élèves se détournent de l’école publique et fassent le choix du privé.
Au même moment, le rectorat publie son classement des lycées parisiens. Et là, tout est dit : sur les 20 premiers lycées de Paris, 3 seulement sont des lycées publics ! Face à cette situation les enseignants, les élèves et les parents d’élèves du lycée Paul Valéry se sont unis pour lutter contre la suppression annoncée de postes et de classes.
Quoiqu’il en soit, face à cette situation emblématique de la dégradation de la politique scolaire, j’ai proposé qu’une délégation de députés socialistes viennent, le jeudi 10 avril, à la rencontre des acteurs de ce mouvement (enseignants, parents d’élèves, élèves) et tiennent un point de presse montrant qu’aucun territoire, aucun type d’établissement, n’est épargné par les coupes sombres du budget de l’éducation nationale.
Les syndicats lycéens appelaient à manifester ce jeudi pour la cinquième fois en deux semaines. Plusieurs syndicats d’enseignants ainsi que l’UNEF devaient se joindre aux cortèges.






