Grand Paris : la bataille continue
Le texte sur le Grand Paris examiné à l’Assemblée Nationale novembre dernier est désormais en discussion au Sénat. C’est pourquoi Sandrine Mazetier était présente lors du rassemblement des élus franciliens, mercredi 7 avril, dans l’hémicycle du Conseil Régional, autour de Jean-Paul Huchon, pour se mobiliser contre le « Grand Paris ».
Le débat électoral qui vient de se dérouler dans notre Région est sans appel. Les Franciliens ont largement approuvé une vision solidaire et écologique de l’Ile-de-France, un projet de développement régional ambitieux et une réponse concrète à leurs attentes urgentes qu’il s’agisse d’emploi, de logement, de transport, d’inégalités sociales et territoriales, de santé ou d’environnement.
Pourtant, l’UMP, qui avait fait du Grand Paris un axe fort de son programme lors de cette élection en Ile-de-France, ne semble pas avoir tiré les conclusions de sa défaite. Pire, la majorité et le gouvernement s’obstinent à passer en force ce projet autoritaire. Il s’agit donc non seulement d’un réel mépris à l’égard des collectivités territoriales, mais aussi d’un véritable déni de démocratie.
Le gouvernement prévoit la création d’un métro automatique (dit « Grand huit »). Il s’agit en réalité d’un « métro classe affaire », coûtant des milliards d’euros (sur le dos des Franciliens), ne reliant que des pôles d’excellence et des aéroports. Nous sommes donc loin des réponses qu’il faut apporter en termes de transports de proximité (banlieues-banlieues), nécessaires pour tous les Franciliens, et pour lesquels les élus locaux (toutes tendances politiques confondues) ne cessent de se mobiliser.
C’est dans ce sens que la Région et les départements soutiennent le projet « Arc Express » : une nouvelle ligne de métro en proche banlieue qui évitera de passer systématiquement par Paris et reliera des zones aujourd’hui mal desservies.
Les franciliens veulent être dignement logés, réduire leur temps de trajets et disposer de transports fiables et de qualité. Mais le gouvernement semble ignorer ces demandes, pourtant exprimées lors des dernières élections. Le projet du Grand Paris est donc en total décalage avec la réalité quotidienne et les besoins des franciliens.
Le texte Grand Paris se fonde sur une conception et des outils totalement inadaptés aux enjeux économiques, sociaux et environnementaux de la métropole francilienne. Après avoir longtemps délaissé la région capitale, la droite prétend désormais vouloir tout régenter, sans en avoir ni les compétences ni le financement, ni même la vision d’une région Solidaire.
Les élus Franciliens demandent donc le renoncement du projet de loi Grand Paris et l’exigence d’une approbation immédiate du projet régional de SDRIF (schéma directeur de la Région Ile-de-France), projet légitime puisque voté par les élus régionaux dans le cadre des compétences de la Région. Il s’agit également de faire respecter le vote des Franciliens en mars dernier et la liberté d’administration des collectivités territoriales dans une République décentralisée.






