Election/hôpitaux de Paris: « un déni de démocratie », selon Mazetier (PS)
PARIS, 1 juil 2010 (AFP) – La députée PS Sandrine Mazetier a estimé jeudi que « l’élection d’un haut fonctionnaire », Raoul Briet, et non du député PS Jean-Marie Le Guen, à la présidence du Conseil de surveillance de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) était « un déni de démocratie ».
C’est « un nouveau coup porté aux Parisiens », a déclaré dans un communiqué l’élue de la capitale.
« Au terme de cette élection, le candidat de l’Elysée l’a emporté sur Jean-Marie Le Guen, député de Paris, adjoint au maire de Paris, président délégué du conseil d’administration sortant de l’AP-HP. Une fois de plus l’Etat crée une situation d’exception pour la métropole francilienne. Paris sera ainsi la seule grande ville de France dont l’hôpital ne sera pas présidé par un élu et où l’Etat contrôlera toutes les instances de décision », ajoute-t-elle.
« Le gouvernement cherche depuis plusieurs mois à mettre la main sur l’AP-HP pour y imposer une gestion purement comptable (suppression de 3.800 emplois d’ici 2012, diminution des investissements publics…) en dépit du rejet de la communauté hospitalière, des élus, des patients et de leurs familles », dénonce Mme Mazetier.
Cette élection est, selon elle, « de très mauvais augure avant la présentation officielle du plan stratégique 2010-2014 de l’AP-HP ».
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