Élection à la présidence de l’AP-HP : un déni de démocratie

Jeudi 1 juillet 2010

Catégorie : A la Une, En circonscription

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L’élection d’un haut fonctionnaire à la présidence du Conseil de surveillance de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) est un nouveau coup porté aux Parisiens.

Au terme de cette élection, le candidat de l’Elysée l’a l’emporté sur Jean-Marie Le Guen, Député de Paris, adjoint au Maire de Paris, Président délégué du Conseil d’administration sortant de l’AP-HP. Une fois de plus l’Etat crée une situation d’exception pour la métropole francilienne. Paris sera ainsi la seule grande ville de France dont l’hôpital ne sera pas présidé par un élu et où l’Etat contrôlera toutes les instances de décision.

Le gouvernement cherche depuis plusieurs mois à mettre la main sur l’APHP pour y imposer une gestion purement comptable (suppression de 3.800 emplois d’ici 2012, diminution des investissements publics,…) en dépit du rejet de la communauté hospitalière, des élus, des patients et de leurs familles.

Cette élection est de très mauvais augure avant la présentation officielle du plan stratégique 2010-2014 de l’APHP et alors que dans le 12e arrondissement de graves menaces pèsent toujours sur l’avenir des hôpitaux publics : démantèlement de Trousseau, ré-ouverture effective de Rothschild et devenir de la maternité Saint-Antoine.

Sandrine Mazetier réaffirme son exigence que le plan stratégique de l’APHP fasse l’objet d’une large concertation avec la communauté médicale, les élus et les patients, sur la base d’un projet médical.

Contact presse : Thibault / presse (a) sandrinemazetier.fr

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