Edito : Des logements pour les Parisiennes et les Parisiens !

Lundi 22 janvier 2007

Catégorie : En circonscription

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Les Enfants de Don Quichotte, avec le campement du Canal St Martin, viennent de remettre la question du logement au cœur de l’actualité. Pressé par l’opinion, le gouvernement a subitement donné son accord à des mesures réclamées de longue date par les parlementaires socialistes et auxquelles il opposait jusqu’à présent une fin de non recevoir.

C’est le cas par exemple du « Droit au logement opposable», que Jean Louis Borloo, ministre en charge du logement, qualifiait encore de « prématuré et irréaliste », le 11 avril dernier, au cours du débat à l’Assemblée.

C’est le cas, aussi, de l’hébergement d’urgence, qui concerne très directement les personnes à la rue. La loi impose ainsi depuis 1994 aux agglomérations de plus de 100.000 habitants de garantir 1 place d’hébergement d’urgence pour 1.000 habitants. A Paris, nous dépassons largement cet objectif, puisque la proportion est d’1 place pour 472 habitants. Mais dans les Hauts-de-Seine, département que préside Nicolas Sarkozy, on est très loin du compte avec seulement 1 place pour 2.049 habitants des Hauts-de-Seine.

Par ces effets d’annonce, qu’il sait n’avoir aucune chance de mettre en œuvre avant les élections du printemps, le gouvernement cherche à cacher un bilan désastreux.

Le budget national consacré au logement est en baisse de 2,7% en 2007. Et 85% des constructions nouvelles réalisées par JL Borloo ont des loyers trop chers pour 2/3 des ménages concernés.

Le gouvernement aurait du faire appliquer strictement la loi SRU votée par le gouvernement Jospin qui fixe aux communes un objectif de 20% de logements sociaux et très sociaux au lieu de chercher à supprimer les pénalités qui pèsent sur les communes qui se refusent à participer à la solidarité nationale.

De même qu’il a refusé d’adopter les propositions portées par les députés socialistes pour enrayer les « ventes à la découpe » dont sont victimes de nombreux locataires parisiens, sommés d’acheter leur appartement à des prix vertigineux ou de quitter les lieux.

Car le problème du logement ne se pose pas uniquement pour les plus fragiles d’entre nous. Il concerne de très nombreuses familles et personnes seules sur tout le territoire, et plus durement encore dans la capitale.

A Paris, d’ici la fin de la mandature, avec Bertrand Delanoë, nous aurons financé 30 000 nouveaux logements sociaux pour les Parisiens. Et nous sommes prêts à faire davantage, et tout de suite, si l’Etat nous cède les 15 emprises dont il est aujourd’hui propriétaire dans la capitale et dont il n’a plus l’utilité.

Bertrand Delanoë a réaffirmé que la ville était prête à racheter ces emprises et plus particulièrement dans le 12ème, la Caserne de Reuilly. Nous pourrions alors réaliser sur ce vaste terrain des logements, des équipements publics et un jardin qui amélioreraient considérablement la vie du quartier et répondraient aux attentes de très nombreux Parisiens. Mais le gouvernement refuse jusqu’à présent de nous le vendre.

C’est pourquoi je propose dès maintenant une pétition pour demander à l’Etat cette vente de la caserne de Reuilly, qui permettrait de faire de cette caserne refermée sur elle-même un lieu de vie agréable, ouvert sur le quartier et utile à tous.