Discours au congrès du Mans : La République intégrale
Mercredi 27 septembre 2006
Catégorie : A l'Assemblée NationaleCongrès PS du Mans de novembre 2005
Chers camarades, ne nous laissons pas confisquer par la droite toutes les valeurs de la République, qu’elle bafoue quotidiennement, comme chacun a pu s’en rendre compte ces derniers temps.Nous avons beaucoup entendu parler de retour à l’ordre républicain. Il y a là une imposture, mes camarades, de la part de cette droite qui, chaque jour, la foule aux pieds. Car dans les quartiers qui ont été victimes de ces émeutes, où est la République dans les faits, mise en œuvre par le gouvernement?
Où est la liberté quand on n’a pas le droit de circuler et de se réunir ? Où est l’égalité quand on est confronté sans arrêt à des refus face au logement, à des refus face à l’emploi, à des refus face aux loisirs ? Où est la fraternité, mes camarades, quand on se fait conspuer, traiter de racaille, et Karchériser ? Notre programme doit donc être de répondre à cet enjeu, c’est celui de la République sociale, c’est celui de la République intégrale.
Moi je voudrais rendre hommage aux élus locaux qui ont été la dignité de notre parti dans cette période. Ils ont su répondre à ces enjeux, ils n’ont pas cédé aux pressions, même à celles de la soi-disant opinion publique. Je voudrais leur rendre hommage parce qu’ils gèrent, parmi les communes qui rencontrent le plus de difficultés en France, mais ils ont su saisir justement l’enjeu de la période peut-être aussi parce que ces communes sont parmi les plus jeunes de France et qu’ils savent qu’il faut donner de la place à cette génération.
Notre problème, c’est que ce mouvement n’est pas un mouvement social, il n’y a pas non plus, contrairement à ce qu’a dit David tout à l’heure, il n’y a pas de cohésion générationnelle. Et une de nos questions à venir sera de résoudre justement, de faire génération au lieu de répondre catégoriellement à des mouvements qui se déroulent soit dans la vie étudiante, soit dans les quartiers, soit à l’écart des ces quartiers, dans nos délibérations respectives.
Donc enjeu pour ne pas considérer que ceci est notre avenir, mais que ceci est notre présent, notre obligation très actuelle. Réhabilitons donc ensemble le beau mot de respect. Moi je crois que la vraie synthèse de ce congrès, elle se fera autour de ces questions-là, elle se fera dans le texte que Delphine Batho prépare avec les élus locaux. C’est là, la seule, la vraie et la plus légitime des synthèses, c’est la seule qui vaille.






