Caserne de Reuilly : encore des mots, toujours des mots…
Dès 2003, la Ville de Paris a proposé à l’Etat d’acquérir l’emprise, largement inutilisée par l’armée, de la Caserne de Reuilly. Du logement, des équipements publics et un jardin ouvert sur la quartier pourraient y être réalisés pour le bien des Parisiens et la qualité de vie de notre arrondissement.
En juin 2005, Michèle Alliot-Marie, alors ministre de la Défense, y annonçait la réalisation d’un «ensemble de logements, susceptibles de répondre, au plus tard en 2008-2009, aux difficultés du personnel civil et militaire affecté en région parisienne». Un projet qui a fait pschitt_!
Lors de ma campagne en 2007, j’ai lancé une pétition que des milliers d’entre vous ont signée.
Depuis un an, j’ai naturellement saisi Mme Boutin, la ministre du logement et de la ville, pour lui renouveler notre volonté de voir ces projets se concrétiser à la Caserne de Reuilly.
Après une première lettre de réponse où la ministre me disait que « ce dossier fera l’objet d’une étude attentive », j’ai reçu une nouvelle lettre, en date du 4 septembre, où Madame Boutin précise que la Caserne pourrait accueillir du logement social destiné aux familles relevant de la loi DALO (droit opposable au logement).
Le lendemain, Valérie Pécresse, la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, et Hervé Morin, le ministre de la Défense, annonçaient un protocole d’accord transformant en logement étudiant des casernes destinées à la fermeture, un peu partout en France – dont le site de la caserne de Reuilly ! Surprise de cette annonce dont la ministre du logement ne semblait manifestement pas avoir connaissance, j’appelle le cabinet du ministre de la défense pour demander quelques éclaircissements. On m’explique alors que s’agissant de la Caserne de Reuilly, en fait, rien ne se fera avant de nombreuses années, le ministère conditionnant toute décision au regroupement d’une grande partie de ses services (dont ceux qui occupent en partie la caserne de Reuilly) sur le site de Balard.
Ces annonces médiatiques jamais suivies d’effet, et ces atermoiements pourraient n’être que ridicules si d’une part les finances publiques n’étaient pas aussi dégradées et si surtout le pays n’était pas confronté à une pénurie de logement sans précédent…
Ce dossier témoigne de l’incurie des gouvernements de droite qui se sont succédé. C’est un formidable gâchis de temps, d’argent, d’espace, alors même que les besoins sont si nombreux et que la Ville réitère à chaque occasion sa disponibilité pour concrétiser des projets utiles aux Parisiennes et aux Parisiens.






