Assemblée citoyenne « Quel Grand Paris ? » au théâtre 12
Lundi 30 novembre, Sandrine Mazetier a organisé une Assemblée citoyenne autour du projet de loi sur le Grand Paris dont le texte venait d’être examiné par les députés. En invitant Yves Lion, chef de file du Groupe Descartes retenu dans la consultation sur le Grand Pari(s) et Michèle Blumenthal, Maire du 12e, elle a permis cette rencontre fructueuse des élus et des architectes dont le gouvernement s’obstine à priver les parisiens.
Les intervenants ont souligné que l’idée de départ qui consistait à réfléchir à la métropole de l’après Kyoto (ou plutôt de l’Après Copenhague) et à penser son aménagement pour favoriser son attractivité, son dynamisme et faire émerger une nouvelle gouvernance était tout à fait louable. Des élus, des associations, des professionnels ont depuis des années fait des propositions en ce sens, l’expérience de Paris Métropole en témoigne.
Les 10 équipes d’architectes retenus dans le cadre de la consultation du Grand Pari(s) ont oeuvré dans cet esprit et Yves Lion a pu présenter les grandes lignes structurantes de son projet pour la métropole parisienne.
De ce foisonnement, de ces réflexions, de ces projets que reste-t-il dans le projet de loi relatif au Grand Paris? Pas grand chose, puisque Christian Blanc ne jure que par la création d’un métro souterrain en boucle de 130km desservant des pôles de compétitivité.
Tous les intervenants ont montré l’incongruité de ce projet, couteux et inadapté aux besoins des Franciliens : pourquoi une boucle ? pourquoi souterrain ? pourquoi un métro de plus alors qu’il serait préférable de continuer le maillage du réseau existant,…
« Ce qui serait extraordinaire, ce serait d’améliorer l’ordinaire » proclame le groupe Descartes, un slogan complètement absent du texte de loi défendu par Christian Blanc qui, comme l’a rappelé Jean Paul Huchon, renvoie aux calendes le financement du plan de mobilisation et avec lui les l’amélioration du service des transports en Ile-de-France.
En réponse aux questions des participants, Sandrine Mazetier a montré en quoi ce projet de loi ne répondait aux attentes quotidiennes des Franciliens et des Parisiens (logement, environnement, solidarité…) dénonçant aussi la structure et les prérogatives de la Société du Grand Paris en matière d’aménagement.
Ce texte est d’autant plus décevant pour Michèle Blumenthal qu’il a été élaboré sans consulter les élus et que par ailleurs il tourne le dos à des années de démarches partagées en matière d’urbanisme – PLU, Bercy-Charenton, GPRU Porte de Vincennes…
Pour conclure, Sandrine Mazetier a invité les participants à « faire métropole », c’est-à-dire à s’approprier notre destin commun pour dessiner ensemble le Paris de demain.
Les intervenants ont souligné que l’idée de départ qui consistait à réfléchir à la métropole de l’après Kyoto (ou plutôt de l’Après Copenhague) et à penser son aménagement pour favoriser son attractivité, son dynamisme et faire émerger une nouvelle gouvernance était tout à fait louable. Des élus, des associations, des professionnels ont depuis des années fait des propositions en ce sens, l’expérience de Paris Métropole en témoigne.
Les 10 équipes d’architectes retenus dans le cadre de la consultation du Grand Pari(s) ont oeuvré dans cet esprit et Yves Lion a pu présenter les grandes lignes structurantes de son projet pour la métropole parisienne.
De ce foisonnement, de ces réflexions, de ces projets que reste-t-il dans le projet de loi relatif au Grand Paris? Pas grand chose, puisque Christian Blanc ne jure que par la création d’un métro souterrain en boucle de 130km desservant des pôles de compétitivité.
Tous les intervenants ont montré l’incongruité de ce projet, couteux et inadapté aux besoins des Franciliens : pourquoi une boucle ? pourquoi souterrain ? pourquoi un métro de plus alors qu’il serait préférable de continuer le maillage du réseau existant,…
« Ce qui serait extraordinaire, ce serait d’améliorer l’ordinaire » proclame le groupe Descartes, un slogan complètement absent du texte de loi défendu par Christian Blanc qui, comme l’a rappelé Jean Paul Huchon, renvoie aux calendes le financement du plan de mobilisation et avec lui les l’amélioration du service des transports en Ile-de-France.
En réponse aux questions des participants, Sandrine Mazetier a montré en quoi ce projet de loi ne répondait aux attentes quotidiennes des Franciliens et des Parisiens (logement, environnement, solidarité…) dénonçant aussi la structure et les prérogatives de la Société du Grand Paris en matière d’aménagement.
Ce texte est d’autant plus décevant pour Michèle Blumenthal qu’il a été élaboré sans consulter les élus et que par ailleurs il tourne le dos à des années de démarches partagées en matière d’urbanisme – PLU, Bercy-Charenton, GPRU Porte de Vincennes…
Pour conclure, Sandrine Mazetier a invité les participants à « faire métropole », c’est-à-dire à s’approprier notre destin commun pour dessiner ensemble le Paris de demain.






